03 November 2009 ~ 10 Comments

Qui aurait du gagner les élections municipales selon l’Internet !

Le 1er novembre dernier était les élections municipales à travers le Québec. Je vais donc vous parler des présences des élections.. sur Internet ! Je vais diminuer ma rechercher à la ville de Montréal, puisque c’est là qu’il y a eu le plus de mouvements.

Je vais vous montrer qui aurait du gagner les élections si on s’était fier à l’Internet seulement, leurs présences sur le web. C’est fait par curiosité plus que par choix politique. J’ai pris la peine de noter chacun celon moi. J’ai donc analysé Google, Facebook, Twitter et leur site web.

Disclaimer : je n’ai aucune préférence de parti, je ne me fait que la voix du public.

La plupart de ces données ont été prises le 2 novembre au soir.

Je me suis inspirée d’un billet de Ressac Media : Élections Montréal 2009: Portée Médias Sociaux des Partis

Google insight, 30 derniers jours.

Si on regarde les intérêts des gens des recherches sur le web :

Nom des mairesgoogle insight - nom des chefs

  • Gérald Tremblay : 3e
  • Richard Bergeron :  1er
  • Louise Harel: 2e de proche

Nom des partis

Google insight, nom des partis élections municipales 2009 Montréal

  • Union Montréal : 3e
  • Projet Montréal : 1er
  • Vision Montréal : 2e

Si on regarde un peu les comptes Twitter de chacun :

twitter-louise harel

@louise_harel, la seule des trois qui a pris son nom pour son compte.

Activités : pas si pire. Plus de followers que ses participants. Plus actif aussi. Surtout autour du 31 octobre. Aucun tweet depuis le 1er novembre en après-midi. Aucune remarque qu’elle n’a pas été élue. 2e

Twitter de Union Montréal

@umtl, le compte d’Union Montréal, le parti de Gérald Tremblay aka le gagnant.

Acitivtés : Ordinaire, le moins de tweets des trois. Peu de followers. Aucune mention que c’est le parti qui a gagné. Surtout des tweets pour répondre aux question et les billets du blogue. 3e

Compte Twitter de Projet Montréal

@projetmontreal, le compte du parti Projet Montréal. Utilisation correcte. J’aime bien le fond d’écran qui est humble, simplement le chef du parti en vélo.

Activités : super ! Ne tweet pas depuis longtemps, mais a tenu a jour durant la fin de la campagne. Le seul des trois où on peut voir que c’est monsieur Tremblay qui a gagné. On peut y voir des tweets intéressants qui sont plus qu’un lien. Reste à savoir si le compte sera entretenu. 1er


Facebook

  • Groupe Projet Montréal, remporte la palme avec 1 688 membres du groupe. Beaucoup plus de commentaires des membres du groupe.
  • Votons Projet Montréal, une fan page avec 1 151 suporteurs qui ressemble un peu trop au groupe par contre. 1er

Site Web

Site web - maire tremblay

  • Hey l’ami, t’es maire. Entk, pas selon ton site web. Un gros Fail si on peut dire côté nouvelles sur le web. 3e
  • rang alexa : 842 713

Site web - Louise Harel

  • Le site de Louise Harel est déjà moins pire. On voit facilement ses présences sur le web, les actualités sont un peu dans le bas de l’écran et il n’y a rien à propos des résultats non plus. Mais bon, meilleur que Gérald Tremblay. 2e
  • Rang Alexa : 428 408

site web - richard bergeron

  • Le site de Richard Bergeron est pas si pire. Un peu beaucoup d’informations si on le compare avec celui de Louise Harel. Pour avoir les nouvelles, il faut cliquer sur un lien. Encore une fois, rien de récent. 3e
  • Rang Alexa : 399 978

Conclusions

L’Internet avec un grand i courronait Richard Bergeron 1er, Louise Harel 2e et Gérald Tremblay 3e. On peut donc dire que le web ne change pas grand chose  à la campagne électorale d’un parti. C’est beaucoup plus une plate-forme qui a été utilisée pour informer les curieux qui s’aventurait sur le site du parti.

On ne parle pas vraiment d‘interactions dans la majorité des cas. C’est normal. Qui voudrait mettre du temps à échanger avec 5% de la population (twitter).

On aura beau dire que tout le monde est sur Facebook, que tout le monde utilise l’internet pour se renseigner de nos jours, que les médias traditionnels s’en vont vers la dérive et etc. etc., mais en politique. Le contraire est plus là. Je ne connais pas les opinions de chacun en ce qui à trait à leurs raisons de voter, mais une chose est sûr, ce n’est pas sur le web qui se sont manifestés. Cela vient prouver encore la puissance du média commun de tous, la télévision.

La présence d’un candidat sur les différents médias sociaux n’est vraiment pas un geste important pour que celui-ci gagne. Il n’est qu’un petit plus pour ceux qui y sont présents aussi et que cela a un incidence sur leur vote.

Si ce n’est pas le cas au Québec, on s’entend par contre pour dire que c’est un peu différent aux États-Unis. Si on prend le cas de Barack Obama. On peut dire qu’il a été très présent sur tous les médias sociaux au cours de sa campagne.

Le site qu’il fallait regarder pour les nouvelles étaient bien sûr celui du gouvernement.

C’est déjà le temps de vous posez la question : Les médias sociaux ou même le web a-t-il modifié votre façon de voir un des candidats ?

Un bravo spécial à Anne-Marie Cordeau qui a créer un blogue durant sa campagne ! (je dis pas qu’y'en a pas d’autres, mais c’est le seul que j’ai eu connaissance.)

Thoma.

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10 Responses to “Qui aurait du gagner les élections municipales selon l’Internet !”

  1. Roch Courcy 3 November 2009 at 2:16 pm Permalink

    Bon article Thoma. C’est exactement ce à quoi je m’attendais. Bref, les médias sociaux n’ont rien changé à cette élection, reste à savoir si durant la prochaine élection fédérale, il y aura plus d’impact!

  2. Marc-Antoine Daneau 3 November 2009 at 7:19 pm Permalink

    @Roch Courcy

    “reste à savoir si durant la prochaine élection fédérale, il y aura plus d’impact!”

    Veuillez excuser cette précision politique, mais elle me semble de première importance : il n’y a pas d’élections fédérales au Québec, il y a des élections canadiennes.

  3. Marc Poulin 4 November 2009 at 9:16 am Permalink

    Bonjour Thoma,
    Dans ta conclusion, tu dis “On peut donc dire que le web ne change pas grand chose à la campagne électorale d’un parti.”.

    1. Le facteur qui a influencé le plus cette élection n’est pas technologique. C’est simplement la division des votes de l’opposition.

    2. Je ne suis pas en désaccord avec ta conclusion mais je dirais plutôt que le web m’a pas changé grand chose dans CELLE-CI. L’influence du web est grandissante et ça pourrait être différent la prochaine fois.

    3. Pour que le web soit un facteur, il faudrait qu’un des parti ait une maîtrise significativement supérieure du web, relativement aux autres, ET, que le vote soit serré.

  4. Thoma Daneau 4 November 2009 at 9:21 am Permalink

    Bonjour Marc,

    Je t’avouerai que je ne me suis pas trop intéressé aux élections municipales de Montréal. J’ai par contre entendu la même chose que toi en ce qui a trait à la division des votes de l’opposition et que si on additione ensemble les votes de Louise Harel et Richard Bergeron, cela dépasse Gérald Tremblay.

    Aussi, ça n’a rien changé dans celle-ci puisque comme tu dis, aucun ne s’est donné la peine de tenter de maîtriser complêtement cet aspect. Je nous le souhaite que cela sois différent la prochaine fois. Mais comme j’ai dit, ceux qui votent ne semblent pas se manifester sur le web. Une recherche plus appronfondi des articles de blogues et des nouvelles auraient été plus intéressantes. Mais je crois que peut importe ce qui s’est écrit dans les blogues sur le sujet, ce sont les cyberpresses de ce monde qui ont plus influencé les votes des citoyens.
    Merci pour ton commentaire.

    Thoma.

  5. Pascal 6 November 2009 at 10:06 am Permalink

    Très intéressant la comparaison entre les différents médias en ligne Thoma! j’aime bien voir que c’est Richard Bergeron qui a mis le plus d’effort au total.

    Par contre, je suis un peu en désaccord avec ta conclusion. j’ai l’impression que le web et les réseaux sociaux ont apporté beaucoup plus à Richard Bergeron, même si ce dernier n’a pas gagné les élections. Est-ce qu’il aurait eu autant de votes si le web n’existait pas? J’ai des doutes mais je laisse quand même le bénéfice du doute. S’il avait eu moins de votes, est-ce qu’Harel en aurait eu suffisamment pour dépasser Tremblay?

    Je connais moins la politique montréalaise étant donné que je n’y habite pas donc j’ai moins d’intérêt mais j’ai l’impression que Bergeron a eu un grand nombre de votes pour quelqu’un qui était un peu moins affiché publiquement que ses concurrents.

    Un autre exemple qui, je crois, le web a été bénéfique dans la campagne électorable est Obama… Faut dire que ce dernier maitrisait beaucoup plus le web que ces trois partis montréalais.

  6. Thoma Daneau 6 November 2009 at 1:29 pm Permalink

    @pascal avec une ptite coche plus de ressources aussi, faut se le dire ;) . Ahah.

    Encore une fois.. dure de calculer le ROI. SUrtou quand on parle de vote…

  7. Guillaume Bleau 6 November 2009 at 2:20 pm Permalink

    Totalement en accord avec Marc Poulin, la campagne municipale montréalaise n’est peut-être pas le meilleur exemple à cause de la quantité de facteurs en cause cette fois-ci.

    Il faut quand même souligner le travail de terrain (entre autre via le Web) de Projet Montréal qui n’a pas recueilli un grand nombre de sièges mais qui est tout de même passé d’un parti marginal à un parti qui a trouvé sa voix grâce à des médiums de communication efficients.

    J’assistais au Facebook Garage à la SAT le lundi avant les élections et nous avons eu une conférence donnée par Marc Snyder, en charge de la campagne Web et Facebook d’Union Montréal.

    Gérald Tremblay et son parti n’ont pas vu la nécessité d’aller vers les réseaux sociaux et ont du se faire “convaincre” d’y afficher une présence Web accrue. Cela n’a toutefois pas été un présence très active.

    De notre côté à Longueuil, Caroline St-Hilaire a été très active dans les actions que nous lui avons proposé : Réaction en temps réel sur Twitter qui assure un suivi par les journalistes et une mise à jour constante de son site, blogue, campagne Facebook, etc…

    Pour avoir des résultats concrets, il faudrait comparer deux partis qui ont investit les mêmes sommes ($) et les mêmes énergies dans ces actions. Ici, les deux parties ont emboités le pas de façon énergique avec leurs moyens respectifs.

    Je suis persuadé qu’Union Montréal aurait eu des résultats Web très différents avec une plus grande implication (Écrits directs de Gérald Tremblay, promotion des enjeux électoraux, etc..)

    Impossible de dire hors de tout doute que ça aurait changé le vote aux urnes! Il est encore trop tôt pour parler de cause à effet mais ces efforts sont aujourd’hui des incontournables d’une campagne et une façon de faire une campagne participative.

    Super Thoma comme analyse!


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