Les réseaux sociaux et la musique sociale…
Vous souvenez-vous quand Radiohead, en 2007, a décidé de sortir son album In Rainbows, UNIQUEMENT sur Internet? Ils invitaient les internautes à venir se le procurer, électroniquement, sur leur site et à donner le montant qu’ils jugeaient approprié de donner. En tant que musicienne, je vous parie qu’on a eu droit à un “serrage de fesses” mondial! Moi la première, je trouvais qu’ils faisaient une énorme bêtise. On ne peut pas faire confiance à tout le monde, et un album aussi complet qu’il puisse être, vaut bien plus que 10$!
Quand j’ai entendu dire que des internautes avaient donné 2$ US (US!!!!!) ça m’a choquée. J’ai trouvé que les gens avaient beau dire haut et fort “ne volez pas la musique”… à 2$ l’album, c’est du vol, oui madame (ou monsieur, peu importe!). Okay, vous allez me dire que Thom Yorke a déjà assez d’argent de même, qu’il n’a pas besoin de votre 10$ pour mener sa belle vie de compositeur troublé… mais quand même! Ayez un peu de respect pour le métier d’artisan.
Loin de moi l’envie de faire une montée de lait, mais aimeriez-vous que je vous dise que votre emploi ne vaut rien?
J’ai envie aujourd’hui de vous montrer un outil passionnant que l’on retrouve sur certains sites : les studios virtuels. Développés par plusieurs compagnies, les studios virtuels commencent déjà à occuper une place importante dans l’industrie de la musique en ligne. Pour ceux et celles qui, tout comme moi, n’ont pas les moyens de s’offrir une table tournante, l’ère du techno et des remix ne vous tourne pas le dos pour autant.
Des logiciels hébergés sur Internet vous permettent de travailler, modifier, mixer votre musique comme vous l’entendez, sans avoir recours à des logiciels exorbitants (ou crackés – Allô Virus!).
Pour ne vous en nommer que quelques uns, je vous invite à aller visiter :
Un moyen intéressant de mettre en vente votre musique par la suite, BandCamp, qui vous offre le choix de vendre ou de donner votre musique. Vous devez par contre faire la promotion vous-même, mais il n’y a pas d’ascenseur qui monte au succès, il faut prendre l’escalier!
Maud
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Des groupes qui agissent comme Radiohead, il y en a à la tonnes… sauf qu’ils ne sont pas aussi gros qu’eux. Streetlight Manifesto, bien connu dans l’univers du ska, a dis ouvertement qu’ils ne fesaient pas beaucoup d’argent et encourageaient à le pirater. Bullets and Octane perdaient littéralement de l’argent en sortant un CD de façon conventionnel. Danger Mouse a récemment vendu un album vierge. Dessus, il n’avait complètement rien. On pouvait par contre se procurer l’album gratuitement par internet. Des groupes comme Arctic monkeys, Death cab for cutie, MGMT, et j’en passe des milliers, n’auraient pas été connus si cela n’aurait été de l’Internet, du téléchargement, voir du piratage. Le téléchargement (légal et illégal) a vraiment ouvert les portes au monde de la musique.
2$ par album, c’est peu, je suis d’accord. Mais pense au nombre de personne qui n’ont rien donné. 2$, c’est très bien de cette perspective. De plus, sur un album de 20$ chez un disquaire quelconque. Quel pourcentage va directement à l’artiste ? Surement près de 2$. De plus, il existe bien d’autres alternatives afin d’encourager un groupe : Voir un de leur shows, Acheter des produits dérivés (chandails, veste, etc.)Sans vouloir te contredire, je voulais juste montrer un autre côté de la situation.
Sinon, pour les logiciels sur internet. L’idée est très intéressante pour des artistes qui veulent essayer de composer/remixer de la musique. Surtout avec la popularité du “Do it yourself” de nos jours. Je crois que de plus en plus de gens vont se tourner vers des programmes informatiques de musique afin de composer. Au lieu de se tourner vers de réels instruments. Ce qui amènera surement une nouvelle vague musicale de petits musiciens informatiques en herbes qui passeront des soirées entières dans leur sous-sol a remanier leurs chansons afin d’obtenir un résultat qui espérons le, sera de qualité.
Bref, merci pour ces logiciels en ligne. Je ne connaissaient pas ca énormément et ca l’a piquer ma curiosité !
Il est vrai que l’on se croirait vivre dans une anonce de vision mondiale en pensant à ce que le monde sont prêt à payer pour la dure labeure d’un artiste. “Pour seulement quelque sous par jour vous pouvez faire une différence” …2$ pour des mois voir années de travail c’est carrément chiant et dégradant! Mais quand on y pense le problème n’est pas seulement relié à l’internet. Effectivement, quand on pense au super-géant Walmart ou autres qui vendent des albums à des prix ridicules, on est guère mieux parti…
Merci beaucoup Michael!!!
Tes infos à propos des stratégies employées par divers bands sont hyper intéressantes! Je ne savais pas ça! C’est assez hot de mettre un blank CD! J’aime le concept!
Je dois dire que je ne suis pas à 100% d’accord quant au fait que ce qu’un artiste fait lui rapporte à peine 2$. Ouf… Monde de misère! Avant qu’un artiste ne reçoive que 2$… Regarde : Marie-Élaine Thibert l’a dit à Tout le monde en parle : elle ne fait pas une cenne! Mais c’est parce qu’elle est propulsée par une méga-machine qui gobe tout ce qu’elle a. C’est la même chose avec Canadian Idol, et toutes les autres “machines à talents”. Le contrat qu’ils te font signer fait environs 50 pages… Dès que l’artiste ne rapporte plus assez, on le “libère” de son contrat (Wilfred est un exemple! À noter que je ne suis pas fan du tout de ces types de productions, ce sont juste des exemples faciles qui me viennent en tête!)
Je suis une artiste, une musicienne… je suis donc contre le piratage. Alors personnellement, trouver des avantages au piratage, c’est vraiment pas ma force, j’espère que je ne t’offense pas en disant cela.
Je t’invite à aller lire un article très encourageant (http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200906/19/01-877195-boom-dans-la-vente-de-musique-sur-linternet.php) sur les augmentations de ventes de musique en ligne VS chez les disquaires.
Aussi, Pascale Picard s’est fait particulièrement connaître sur RadioPirate.com, une radio diffusée sur Internet à partir de Québec. Je dois te dire que je trouve que ça, c’est un excellent moyen de se faire connaître, sans se faire voler sa musique…
Je t’invite, toi et les autres lecteurs, à faire cette réflexion : Nommez moi le nombre de CDs que vous avez downloadés, et que vous êtes allés acheter au magasin (ou en ligne) par la suite?
Le monde doit agir de manière responsable.
Merci de ton commentaire!!!
J’ai repensé à ça hier soir, et je trouve que, point de vue viral, c’est vrai que le piratage fait connaître des artistes… Je te l’accorde. Si seulement il y avait un meilleur moyen pour faire connaître des artistes. N’oublions pas que les coûts de production d’un album bien fait sont énormes!
À bientôt!
J’ai repensé à cela aussi et bien que je mentionnait que beaucoup d’artistes se sont fait connaitre à travers le monde. Tous les groupes avaient quelque choses en communs : l’Anglais. Tous les groupes qui ont percés grace à internet (merci au mouvement de Emo et de Indie !) chantent tous en anglais.
La faille est que la machine de la musique est américaine, ca je peut comprendre. Ainsi, quand un groupe chante en anglais, la population mondiale peut être toucher. Donc le téléchargement illégale vient en aide car cela permet de faire connaitre la musique. Tandis que si un artiste chante en francais Ce ne sera pas des téléchargements illégaux qui l’aideront. Car son public cible c’est le Québec et, avec de la chance, la France.
Et comme tu as si bien dis, les couts d’un album sont énormes et donc, ayant un public restrictif, cela les nuieront beaucoup à cause du piratage.
Par Maud sur notre blogue : Les réseaux sociaux et la musique sociale… | http://bit.ly/j8lmV
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